Predators N°12 // novembre décembre 2007

« Retour aux mags

EXTRAITS


Le corps de ligne parfait est né !
Predators #12

Le corps de ligne parfait est né !

Le fluorocarbone hybride Nous vous l’annoncions ces dernières semaines sur RPC (river-predators.com) un corps de ligne révolutionnaire débarque sur les étales. Il est temps de lever le voile sur un produit proche en tous points de la perfection, que nous testons activement depuis un mois et demi. Un recul qui nous permet d’affirmer que le Polyvilon Fluorocarbon Hybrid (PFH pour les intimes) sera sans doute le nouveau standard en matière de coRps de ligne, sur tous les moulinets, spinning ou casting. Lire la suite

 
Sandre au poisson-nageur : C’est possible !
Predators #12

Sandre au poisson-nageur : C’est possible !

“Monte un peu ton scion ! Tu vas finir par planter ton PN dans le prochain obstacle !” criai-je à Jarek qui n’avait pas vu sur le sondeur le fond qui remontait. Mais au même moment, sa canne se plie et le frein déroule… “Bravo, encore accroché au fond !”. Je commençais déjà a chercher le décroche-leurre dans le bateau, quand Jarek se mit à pomper et l’obstacle à donner des violents coups de tête ! Un grand sandre arrive en surface, avec le poisson-nageur en travers de la gueule, une image qui ne laisserait indifférent aucun des amoureux de ce carnassier… Lire la suite

 
Chroniques d’une vidéo annoncée : Suède
Predators #12

Chroniques d’une vidéo annoncée : Suède

L’année dernière, le caméraman Guy Prouin de Vidéotel et moi-même, étions partis tourner une vidéo en Laponie suédoise sur la pêche du brochet aux leurres de surface. C’était tout simplement magique. Alors, quand Alain Cavard de l’agence World Predator Fishing m’a donné l’opportunité de retourner tourner en Suède, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion. Et sachant que c’était pour aller à Västervik, la Mecque de la pêche du brochet, la motivation était au top ! Lire la suite

 

SOMMAIRE

P04 Édito

P06 Scoop : un corps de ligne révolutionnaire !

P08 Informations

P18 Shopping

P19 Livre à dévorer / Predatordinaire

P20 Interview : Simon Horton, l’homme par qui
les smallies arrivent

P22 Interview : Tsuyoshi Kato

P24 Compétitions

P28 Carnet de voyages : l’Irlande, aventure verte

P34 Découverte : hardbait finesse pour truite
qui ont le power ! par Olivier Meurant

P37 Abonnement

P38 La pêche par fort courant, par Tanguy Marlin

P41 Kezako ? les longbill minnows, par Renaud Theis

P42 La pêche en eaux claires, par David Dubreuil

P46 Jamais capot en compèt’ avec le plomb palette,
par Sylvain Legendre

P48 Predat’Or

P52 Anti-verticale, par Thomas Flauger

P57 Kezako ? le bottom taping, par Renaud Theis

P58 Sandres aux poissons-nageurs, par Dietmar Isaiasch

P62 Boating : les batteries, par le floating crew

P64 Boating : le nouveau Nitro au crast test

P66 Chronique d’une vidéo annoncée, par Alban Choinier


EDITO

Une maille à l’endroit,
une maille à l’envers

Il est de bon ton depuis quelques années de remettre en cause presque toute la réglementation pêche en France. Et on ne peut voir cela que de très bon œil, car l’histoire a prouvé qu’en la matière, c’est un peu n’importe quoi.

Mais il est un dogme, un principe sacré, un fondement de notre idéologie et de notre réglementation halieutique que personne ne songe
à remettre en question : la maille. Je veux dire, si tout le monde s’accorde à dire qu’elle est trop basse, personne n’avance l’idée qu’il faudrait peut-être l’inverser…

Or, je suis un peu de ceux-là. Car il me semble qu’il y a dans le principe de la maille telle qu’elle est établie actuellement quelque chose
qui heurte le bon sens. En premier lieu, la maille fleure bon l’anthropomorphisme. C’est un raisonnement typiquement bipède que de sacraliser les petits d’une espèce. Or, s’agissant des poissons, ceux-ci ont eu une “démarche” (si j’ose dire) dans leur évolution totalement inverse à la nôtre : alors que nous enfantons peu tout
en mettant d’immenses moyens de protection en place, les poissons pondent et naissent massivement pour qu’une toute petite partie parvienne à maturité sexuelle. Chez les poissons, c’est le sujet âgé qui est sacré, pas le juvénile.

La maille, contre-nature
Notre bonne vieille maille serait donc contre-nature. L’augmenter
ne servirait ainsi pas à grand-chose. De plus, il est loin d’être prouvé qu’elle soit efficace à quelque chose. Quand on remet à l’eau
un brocheton de 30 ou 40cm pris à la ligne, quelles sont ses chances réelles de survie ? Et quand bien même il survivrait au trauma de
la capture, qui nous dit qu’il arrivera à l’âge adulte ? Nous donnons
à l’inverse le droit à n’importe qui de sacrifier un animal enfin reproducteur, qui a échappé à ses congénères plus gros, aux pêcheurs, aux cormorans, à la pollution. Ce poisson qui a survécu, au mépris
des statistiques, aux milliers de dangers qui le menaçaient, se retrouve condamné à être mangé le jour même de son “accomplissement” :
sa maturité sexuelle.

Inverser la maille aurait de plus selon moi d’innombrables vertus
qu’il serait trop long d’énumérer ici : mais fini le pillage des sandres et des bass en bed fishing, il n’y aurait rien à prendre sur les nids que des poissons dont la relâche est obligatoire. Désespoir du viandard… Les dates d’ouverture pourraient être formidablement prolongées, et peu à peu une belle population de poissons trophées ou tout simplement moyens se recomposeraient doucement… Enfin on peut toujours rêver.

Mais je repose la question : est-ce que je délire ou pas ? J’ai envie
de poser la question aux internautes sur river-predators.com pour savoir ce qu’ils en pensent. Et y aurait-il une APPMA qui serait d’accord pour tenter l’expérience ? Je mettrais ma main au feu que les résultats seraient éloquents.

Nous verrons bien s’il n’y a qu’une maille, qui aille.

Numa, predator en chef


« Retour aux mags